Partagez | 
 

 De métal et d'agate

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Dagheidr Dalgaard


avatar


Date d'inscription : 16/01/2016
Messages : 280
Age du personnage : 19 ans
Divinité protectrice : Frigg
Pouvoir : Amplification des émotions
Age : 26

MessageSujet: De métal et d'agate   Ven 6 Mai - 1:10

Un léger frisson parcourut Dagheidr, mais elle ne broncha pas. Le soir tombait sur les plaines, et elle guettait le vol des canards cachée entre les roseaux. L'eau était glacée, pas gelée mais bien assez froide pour ne pas y mettre les pieds, ce qui expliquait les épaisses cuissardes de cuir sur ses jambes. Achetées à Tryggvi et taillées dans la peau imperméable d'une espèce marine, elles étaient cousues de façon spéciale pour empêcher l'eau d'y pénétrer. Elles avaient coûté cher, mais étaient absolument inestimables pour la chasse au gibier d'eau. L'arc et deux flèches en main, la troisième dans l'autre main prête à être encochée, la jeune femme attendait que les oiseaux se posent pour en abattre un, peut-être deux, et rentrer avec son butin à plumer et rôtir. Son regard clair guettait le ciel, sa peau et ses cheveux surveillaient le sens du vent, et ses oreilles étaient à l'affût du moindre cancanement. Bientôt, le vol se poserait sur les eaux paresseuses de la rivière pour la nuit. Bientôt, elle repartirait avec de quoi nourrir trois ou quatre personnes, ce qui était plus qu'appréciable. A l'approche du printemps et de la foire les réserves faisaient grise mine, sans compter que manger du mouton devenait vite lassant. Bref, le canard dont l'appel lui effleura soudain l'oreille serait le bienvenu sur la table... et ses plumes finiraint certainement dans ses cheveux, d'une façon ou d'une autre. Puisse son tir être sûr et la bête ne pas souffrir.

Un long, très long moment plus tard, les oiseaux finirent enfin par se poser. La jeune femme les laissa s'installer, prendre leurs aises, chercher leur pitance dans la vase. Le soleil avait disparu à l'horizon, laissant la place au crépuscule terne des fins d'hiver. Avec lenteur, la fille des Plaines encocha la flèche, éleva son arc, tendit la corde. Elle aurait peu de temps pour espérer ajuster un deuxième tir, le premier se devait d'être parfait. Le regard fixé sur sa proie, Dagheidr relâcha la corde. Elle encocha une autre flèche alors que le premier oiseau poussait son dernier cri, et visa à nouveau. Un deuxième oiseau s'abattit avant d'avoir pu s'envoler. Elle tenta le sort pour un troisième, mais la flèche se perdit entre les ailes affolées.

La petite brune s'avança lentement pour recueillir les oiseaux et récupérer la flèche perdue, attentive à ne pas mouiller son arme. Les canards étaient morts sur le coup, la flèche avait éclaté contre une pierre. C'était une bonne chasse. Dagheidr sortit enfin de l'eau, frigorifiée malgré ses bottes et ses vêtements épais, l'arc en travers du dos et deux têtes au bec plat dépassant de la main. La soirée avait été fructueuse. Elle se demanda si les canards se posaient aussi dans les crépuscules du Nord, s'il était vivable de les attendre des heures durant dans une eau si prompte à geler. Avec un soupir agacé et parfaitement audible à présent qu'elle n'avait plus besoin d'être discrète, elle regagna la berge où l'herbe verdissait déjà, ôta ses cuissardes étanches pour passer les bottes plus communes qui l'attendaient. Elles étaient froides. Dagheidr grommela quelque chose à propos du froid, du gel, du printemps qui tardait à s'installer, des canards qui eux n'avaient pas l'air d'avoir froid quand ils passaient la nuit à patauger, et conclut sur un "de toute façon il va falloir t'y faire au froid ma belle" qui mettait le doigt sur l'une des nombreuses inconnues de son futur Clan. Saurait-elle résister aux hivers du Nord ? Seul l'avenir le dirait, sans doute...

Une fois les bottes échangées, la jeune femme longea la rivière pour regagner Brunnr. Elle serait rentrée avant la nuit noire. Des feux s'allumaient déjà près de la Foire, et d'autres plus lointains vers les longues maisons de Brunnr. Les ventes commenceraient le lendemain soir, et ce serait sa dernière foire de célibataire. La pensée l'agaça, et elle pesta à nouveau.

Marchant à grands pas tant pour combattre l'inquiétude diffuse face à son futur changement de statut que pour se réchauffer après tant d'immobilité, Dagheidr atteignit rapidement la Foire. Les chariots étaient déjà en train d'être déballés, voire complètement vidés pour certains, la marchandise entassée dans des caisses ou déjà installée sur des étals tout prêts à s'alléger. La jeune femme flâna un peu, en quête de visages connus et de bêtes à repérer avant l'ouverture officielle de la foire de printemps, mais ne rencontra pas les uns ni ne jugea les autres exceptionnelles. Les vendeurs arrivés en avance étaient malins et dissimulaient les belles bêtes pour tirer le meilleur effet de leur présentation, les autres arriveraient juste à temps pour s'installer, comme le gros des vendeurs. Chaque jour passé loin de son Clan était un jour de moins à produire de quoi survivre et prospérer, après tout.

Au détour d'un chariot contenant visiblement de nombreux instruments de musique qu'elle étudia d'un oeil rêveur, Dagheidr se trouva non loin d'une troupe d'individus dont les ornements métalliques ne laissaient que peu de place au doute quant à leur origine : le Clan du Dragon. Elle en reconnut un ou deux, qui ressemblaient davantage à des escortes qu'à des commerçants. La plupart l'ignora complètement - ou fit très bien semblant - et les autres... eh bien ils la regardèrent, que faire d'autre face à une jeune femme chargée de deux canards dans une main et d'une paire de cuissardes en peau de phoque dans l'autre, arc et carquois en bandoulière ? La petite brune leur sourit largement et les salua joyeusement, appelant par leur nom ceux qu'elle connaissait. Son Clan à elle était sans doute l'un des seuls à ne nourrir aucun grief particulier contre le leur, aucune raison donc de ne pas faire preuve de sa spontanéité coutumière.

Que pouvaient vendre ces hommes et ces femmes du Dragon ? Pas leurs ornements de métal assurément. Dommage, les perles dans leurs cheveux et les boucles de leurs ceintures étincelaient magnifiquement à la lumière des flammes, on aurait dit autant d'étoiles. D'un autre côté, elle n'en aurait rien fait... sans parler du risque d'attirer un des dragons-fées des plaines, Aslaug et ses amis du Vent lui en voudraient tellement si elle se présentait devant eux avec une perle de métal dans les cheveux. En revanche le Clan du Dragon vendait souvent des pierres précieuses, et c'était beaucoup plus intéressant. On en faisait des perles, on les insérait dans des bois de cervidés ou on les collait sur le cuir ou l'os pour en faire des bijoux et des porte-bonheur. Le meilleur moyen d'en avoir le coeur net étant de demander, c'est tout naturellement que Dagheidr apostropha la jeune fille toute proche d'elle, dont les tresses fermées de métal tintant étaient sans doute celles qui scintillaient le plus de toutes :

"Que vendez-vous cette année ?"

Ce n'est que lorsqu'elle se retourna vers elle que la jeune femme comprit que si sa peau lui avait semblé sombre ce n'était pas à cause de l'ombre des flammes, et que si elle lui avait paru petite et voûtée ce n'était pas parce qu'elle était penchée - ou pas seulement. Evidemment elle ne songea que trop tard à ne pas ouvrir de grands yeux et à empêcher sa mâchoire de tomber. Que lui avait-on fait pour qu'elle soit si difforme à un si jeune âge ? Elle n'allait certainement rien reprocher au physique de la jeune fille qui lui faisait face, mais il était trop tard à présent pour feindre l'indifférence sans échouer misérablement. Restait à espérer que la jeune fille aux belles tresses n'allait pas se vexer de sa réaction... elles étaient vraiment belles, ses tresses cliquetantes.

_________________

Ecoute le chant du monde, et CHANTE avec lui

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://stigandr.forumactif.org/t17-dagheidr-dalgaard http://stigandr.forumactif.org/
Invité

Invité
avatar



MessageSujet: Re: De métal et d'agate   Dim 8 Mai - 14:45

L'euphorie du voyage me donne l'impression de rater une myriade de choses inconnues si j'effectue le moindre clignement d’œil. Mon premier déplacement hors du clan, à voir d'autre architectures que celle anguleuse Illuinsborg, d'autres créatures, de plantes, d'oiseaux ou d’insectes. Tu m'étonnes qu’avec cela j'ai constamment des picotements dans la colonne vertébrale et l'envie de courir jusqu'à ce que mes poumons soient en feu.

Mais j’essaie de camoufler aux yeux des autres ces sentiments extatiques. Je ferais vraiment tâche avec ma mine ravie face au calme général qui émane de mes pairs. Ce serait franchement dommage de faire mauvaise impression auprès d'eux et de ne pas être convié à la prochaine foire. Et puis quand je serais orfèvre, mon statut m'octroiera le droit d'être une originale en attendant, je dois pas faire de vague.

Heureusement, comme pour me rappeler à la raison, à chaque fois que l'on croise un autre clan, je me prends son étonnement comme une gifle en pleine figure.
Même si je suis bien placé pour dire que la curiosité en elle même est pas foncièrement malveillante. Ça m'ennuie de répéter que je suis née comme ça. Que non, je ne suis pas affligée d'une quelconque peste souterraine et que je chercherais encore moins à transmettre cette étrange maladie aux autres clans.
Mais raisonner l'imagination fertiles de certains me donne parfois l'impression de me cogner de manière répétitive la tête contre un mur pour essayer d'y creuser un trou. En gros, à l'issue d'une conversation, j'obtiens juste un sérieux mal de crane pour unique paiement.

A vrai dire, leur étonnement était compréhensif. Apparemment ils m'ont tous souvent confié n'avoir jamais de mémoire vu quelqu'un comme moi. Pourtant sans être totalement courant, il était pas si rare de croiser des gens aussi mate que ma personne du coté de Illuinsborg. L'état d'esprit du clan nous préserve de beaucoup de malveillance a ce niveau : Tant qu'un citoyen est efficace et loyal, il est respectable. C'est peut-être pour ça que les rares personnes qui subissent autant ma condition ont principalement trouvé refuge auprès de Illuin et déserté les autres parties du territoire.

Mais bon, cessons mes théories géo-politiques assez fades et simplistes. Finalement après un voyage trop rapide a mes yeux, nous sommes arrivé a la foire. La fatigue du voyage pèse, mais il est encore trop tôt pour se reposer. Et puis avant même de pouvoir envisager d'errer entre les stands, je dois organiser celui de Eivind. Je me baisse pour attraper le coffret qui contient les bijoux à exposer aujourd'hui.

"Que vendez-vous cette année ?"

Dans mon dos, j'entends cette question. La phrase me tire de ma réflexion. Je me redresse et retourne vers la personne qui vient de m'adresser la parole. Une belle femme à l'allure fine et gracieuse. Du moins en conserverait elle l'apparence si elle ne me regardait avec un air dramatique.
Je soutiens son regard comme à mon habitude, malgré cette petite humiliation qui tire un rire derrière mon dos. Je reconnais l'éclat de voix d'un autre apprentis, autant dire que ce genre de moquerie reste une goûte d'eau dans l'océan. Et pourtant, la colère émerge trop rapidement à mon goût. Peut être est ce dû au voyage ou au sentiment terrifiant d'être loin de mon foyer ? Il ne faut pas que je prenne trop a cœur cette petite altercation, ou je finis la foire confinée dans un chariot jusqu'au retour.
Fort heureusement ma peau sombre camoufle à merveille les rougeurs qui commence a poindrent sur mon visage. Je me glisse dans ce personnage lisse au ton enjoué et vendeur.

« Pour mes collègues, je ne saurais vous le dire dans la précision. Mais le maitre artisan Eivind verse dans l’orfèvrerie. »

J'ouvre le coffret toujours dans mes mains. L'objet en lui même est un petit trésors au vu du relief gravé qui le parcourt le bois sombre. Je me fais la remarque qu'il y a plus sophistiqué comme présentation que de lui offrir à la vue dans un désordre sans nom.

« Les bijoux de pierreries et d'ambres ont été taillés par Maitre Eivind. Ceux en argile, en pierre et en bois sont de ma facture. »


Faire la distinction de créateurs est assez simple. Les objets conventionnels et sophistiqués comme des alliances aux assemblages de pierreries merveilleuses relève de Eivind. Les bijoux plus fantasques aux motifs moins anodins sont de mon ressort. De toute manière je suis trop inexpérimenté pour utiliser des matériaux nobles.
D'ailleurs en observant l'inconnue en train d'admirer la marchandise, je touche nerveusement le relief d'un des fermoir de mes tresses. Un geste familier que je fais quand je m’apprête a être trop curieuse pour une enfant d'Illuin.

« Excusez moi, mais la peau que vous tenez m'intrigue. A quelle bêtes appartient il ? »

Je désigne de la main les guêtres qu'elle semblent porter avec ses carcasse d'oiseau au col émeraude. Je sens les regards désapprobateur d'un homme à quelques mètre de nous, mais chasse le naturel, il revient au galop. Ma curiosité outrepasse toujours les situations de gène et me fait souvent oublier ma propre colère.
Revenir en haut Aller en bas
Dagheidr Dalgaard


avatar


Date d'inscription : 16/01/2016
Messages : 280
Age du personnage : 19 ans
Divinité protectrice : Frigg
Pouvoir : Amplification des émotions
Age : 26

MessageSujet: Re: De métal et d'agate   Dim 5 Juin - 15:03

Le regard noir de la jeune fille répondit mieux que ses mots n'auraient pu le faire. Elle l'avait vexée. Evidemment qu'elle l'avait vexée. Dagheidr aussi sans doute se serait vexée si elle s'était fait regarder comme ça. Elle se rattrapa en jetant à son tour un regard noir au petit malin qui avait eu la bonne idée de ricaner dans le dos de la fille, les lèvres soudain pincées d'agacement. Elle n'avait rien voulu faire de mal, et il n'y avait rien de drôle à ses yeux. Peut-être n'y avait-il nulle malveillance de la part de l'adolescent et simplement un comique de répétition pour l'observateur externe qu'il était, mais le ton n'incitait guère à lui laisser le bénéfice du doute. La petite brune se souvint un peu tard de surveiller son pouvoir avant qu'il ne transforme le campement du Dragon en zone d'hystérie collective et de rancoeurs secrètes étalées au grand jour. Pour se calmer, elle reporta son regard sur les perles tintantes de la coiffure de la jeune fille. Elle était vraiment bien coiffée. D'ailleurs elle faisait très bien comme si de rien n'était, en fait si elle n'avait pas saisi ce premier regard noir ni présenté un peu trop précipitamment le magnifique coffret ouvragé qu'elle portait, Dagheidr aurait pu s'y laisser prendre.

"Pour mes collègues, je ne saurais vous le dire dans la précision. Mais le maitre artisan Eivind verse dans l’orfèvrerie."

Le maître artisan Eivind ? Le nom éveilla un souvenir lointain dans la mémoire de Dagheidr, comme tant d'autres. Elle s'était sans doute déjà arrêtée à son étal lors d'une précédente foire, à moins qu'un des membres de la bande ou peut-être une de ses cousines ne se soit extasié de porter un de ses bijoux sur soi. Ce n'était pas essentiel.

"Les bijoux de pierreries et d'ambres ont été taillés par Maitre Eivind. Ceux en argile, en pierre et en bois sont de ma facture."

Le coffret soudain ouvert devant ses yeux dévoilà une véritable profusion d'objets brillants, colorés, gravés et sculptés, dans un fouillis qui n'avait sans doute rien à envier au nid d'un dragon-fée et qui fit briller ses yeux bleus – à moins que ce ne soit le reflet des flammes. Dagheidr aimait ce genre de chaos presque organique, dans lequel il fallait plonger les doigts pour tout observer, tout sentir, et trouver la perle rare... sauf qu'en l'état présent ses deux mains étaient prises. C'était frustrant. Tant pis. La jeune femme se pencha un peu sur le contenu du coffret. Il renfermait un peu de métal qui flamboyait sous les lueurs orangées, rendant des reflets que les habitants des Plaines ne voyaient qu'en ces rares occasions où le Clan du Dragon vendait le travail de ses forgerons et de ses orfèvres. Il renfermait aussi des pierres, ambre, grenat, et autres roches colorées dont Dagheidr ne connaissait pas les noms, serties dans le métal. C'était magnifique, et la jeune femme dut faire appel à tout le peu de retenue dont elle était capable pour ne pas laisser à nouveau pendre sa mâchoire. Une de ses longues mèches glissa devant ses yeux. Agacée, la jeune femme passa les guêtres encore mouillées sur l'avant-bras opposé, libérant une main qu'elle utilisa pour rabattre l'importune derrière son oreille.

"Excusez moi, mais la peau que vous tenez m'intrigue. A quelle bêtes appartient il ?"

Dagheidr releva la tête en clignant des yeux, ramenée à la réalité par la question. Elle en fut contente : c'était une tentative de contact, la jeune fille n'était sans doute plusvexée – plus trop.

"Oh, c'est du phoque. Ce sont..." Elle se demanda comment décrire ces étranges créatures qu'elle avait pu observer quelques fois sur les plages proches de Tryggvi, en compagnie de la bande. "Ca vit dans l'eau, on en voit souvent vers Tryggvi. On dirait... ça a une tête assez ronde qui rappelle le chien, avec de grandes moustaches comme les chats, et un gros corps lisse et sans pattes, mais avec des nageoires comme les poissons. Ils ont la peau tachetée, grise souvent, parfois brune... tenez, regardez. Vous voulez toucher ?" Dagheidr tendit le bras pour montrer la peau en question. "Comme ils vivent dans l'eau, leur cuir est étanche et résiste très bien à l'humidité, pas comme celui des animaux terrestres... et les artisans du Clan de l'Eau ont une technique de couture spéciale pour en faire des vêtements qui ne laissent pas passer l'eau non plus. On n'a pas trouvé mieux pour la pêche à pied ou la chasse au gibier d'eau. Par contre, comme on n'en trouve que dans le Clan de l'Eau et que les maroquiniers capables de faire ces coutures sont rares... c'est cher. Mais très pratique, et très rentable à terme."

La fille des Plaines reporta son attention sur le coffret, où un petit objet de bois gravé et torsadé, simple mais apparemment de belle facture, attira son attention. Elle le désigna de sa main libre.

"Je peux ?"


Spoiler:
 

_________________

Ecoute le chant du monde, et CHANTE avec lui

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://stigandr.forumactif.org/t17-dagheidr-dalgaard http://stigandr.forumactif.org/
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: De métal et d'agate   

Revenir en haut Aller en bas
 
De métal et d'agate
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» AGATE ♣ L'histoire d'une vie, l'histoire d'une envie.
» GEM' - AGATE - ELEA ϟ Y a des jours comme ça où t'as envie de jouer le super-héros ϟ
» Un entraînement spécifique pour un jeune homme (Gemstone, Agate)
» Know your enemy and know yourself and you can fight a hundred battles without disaster. → Agate&October.
» LES BILLES

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Stigandr - le forum RPG fantasy nordique ! :: Clan des Plaines :: Brunnr :: La Foire-
Sauter vers: