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 Le chant des choucas. / Libre

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Johannes Erlandsen


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MessageSujet: Le chant des choucas. / Libre   Ven 17 Mar - 14:11









le chant des choucas

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Qu’est-ce que tu fais là ?
C’est une question qu’on est en droit de se poser. Même si la réponse est, en elle-même, plutôt logique. Comme toujours, il n’y a qu’une seule bonne raison à ta présence dehors, à des miles et des miles de ton clan d’origine. Les plantes. Aussi étrange que cela puisse paraître, en sept ans de voyage en Eyland, tu n’en as pas encore fait totalement le tour. Tu continues de découvrir et de redécouvrir certains végétaux au détour d’un chemin que tu as déjà emprunté. C’est une piètre excuse, tu en conviendras, Hannes, mais tu n’as pas besoin de quelque chose de solide pour continuer de refuser de retourner vers ta famille.
Et pour quoi faire ? Non. Tu n’as pas tout plaqué un beau soir pour faire marche arrière, ne rêvons pas. Tu déambules, le long de ce qui pourrait être un sentier, à part qu’ils sont inexistants dans les environs. Tu sautilles, tu passes d’un pied sur l’autre comme seuls les enfants savent le faire. Tu n’en es juste plus un depuis longtemps – physiquement, s’entend, en tout cas.

« Å Silibrand körde uppå höga loftessvala, allt under den linden så gröna. Där fick han se sin dotter i lunden fara, I riden så varliga genom lunden med henne… »

Comme à ton habitude, tu fredonnes, tu chantonnes sur ton chemin, toujours en continuant ton petit manège. Ton sac se balance au rythme de tes pas et vient frapper ta jambe avec douceur. Et toi, tu t’en fous. Jusqu’ici tu es seul au milieu de cette forêt, il n’y a personne occupé à quoi que ce soit dans les alentours, personne pour te dire d’aller voir ailleurs ou les dieux savent quoi. Tu sais que les forêts qui ornent les territoires des Dragons sont majoritairement utilisées pour alimenter les forges. Mais, ça aussi, pour être honnête, tu t’en fous.
Ce qui t’intéresse, ce sont les plantes. Que tu les connaisses ou pas, il faut bien que tu viennes reprendre certains spécimens que tu n’as plus. Peut-être qu’un jour tu investiras dans une satanée roulotte pour te trimbaler encore plus de matériel et un peu moins maltraiter les semelles de tes bottes. Peut-être. Mais tu aimes tellement marcher et profiter du grand air…

« Å välest mig välest mig vad jag nu ser, allt under den linden så gröna, jag ser min dotter hon kommer till mig… I riden så varliga genom lunden med henne. I riden så varliga genom lunden med henne… »

Autour de toi, il y a aussi le chant des choucas. D’habitude, tu les entends plutôt à proximité des côtes, mais certains ont apparemment décidé de rester dans les parages. Tu reprends une démarche un peu plus normale, disons, tu arrêtes de sautiller comme un gamin et tu observes un peu plus attentivement ton environnement proche pour repérer ce qui t’intéresse.
Ton champ de vision rencontre quelque chose. Tu écarquilles les yeux et esquisse un grand sourire, coupé net dans la chanson que tu allais continuer. Tu fais presque un bond en avant et tu te penches pour observer la plante qui a capté ton attention.

« Hej, hej ! »

Une primevère.
Ça fait un moment que tu n’as pas vu de primevère. Un an, tout pile, la saison recommence tout juste et elles se mettent à sortir de terre. Tu t’accroupis devant le petit plan et c’est avec une infinie délicatesse que tu cueilles trois fleurs sur les sept qui sont présentes. Tout doucement, pour ne pas l’abîmer, tu cales la première dans la ficelle qui fait le tour de ton chapeau, et qui est principalement là pour ça. Et tant qu’à faire, tu continues de parler pour toi-même. Et pour les plantes, aussi.
Tu sors un bocal de ton sac, et tu commences à le remplir d’un peu de terre, avec deux petites primevères sur un genou.

« Vous êtes tellement petites… tellement fragiles… Vous commencez tout juste à décorer un peu les environs, et bientôt, vous ne serez même plus là… » (Tu soupires, aplatis un peu la terre dans le bocal et puis tu plantes les primevères dedans, toujours avec la même délicatesse et la même diligence à leur égard.) « Voilà. Vous serez bien ici, ne vous inquiétez pas. »

Tu souris, tranquillement, et tu gardes le bocal dans tes mains. Tu remercies Idunn pour la énième fois dans ta vie de t’avoir confié ce pouvoir, et tu pourrais presque deviner que des racines émergent des tiges des fleurs pour venir puiser dans la terre.








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MessageSujet: Re: Le chant des choucas. / Libre   Ven 24 Mar - 15:54

Hrp Un chaotique mauvais en action... Même le printemps ne lui fait rien.


De toutes les saisons, le printemps était celui que Hjalmar détestait le plus! Les autres saisons étaient franche, l'hiver tu avais froid et risqué de finir congelé, l'été tu avais et risqué de finir mort de soif. L'automne il pleuvait et tout ou presque mourrait. Le printemps, il faisait croire que tout était jolie et beau... Puis soudain une pluie glaciale vous tombez dessus, ça durait des jours et vous deviez traverser la moitié du pays avec un mal de chien. Il revenait chez lui avec un air plus maussade que jamais et en éternuant toutes les cinq minutes avec un mal de gorge a l'irrité encore plus que d'habitude.

La plupart des espèces animales revendiquaient leur territoire, les mâles se battaient pour pouvoir copuler et si un gros coup de froid arriver toutes les plantes qui essayaient vaillamment de fleurir seraient gelées. Le vieil assassin le clamait haut et fort, le printemps c'était une saison pour les sadiques. Elle était déjà en train de pointer le bout de son nez bien comme il faut.

Les chemins étaient longs, froids et boueux, il en avait assez. Il voulait juste se réchauffer et s'assoir enfin quelque part et ne plus en repartir.

C'est sur ces pensées, qu'il tomba sur un espèce d'énergumène qui visiblement intéressait de fort prêt à des primevères. Il regarda le jeune homme avec un air ouvertement blasé. Il alla même pousser la perversion jusqu'à leur parler. Un cinglé a n'en point douter. Il avait l'air très heureux d'avoir sauver quelques primevères  alors que des milliers voire des millions mourraient chaque année. Le spectacle était à la fois trop drôle et trop déprimant. Il ne pouvait pas rester les bras croisés.



- Vous savez jeunot, si votre mère nature a voulu que les primevères meurt personne ne pourra empêcher cela. Vous empêchez juste le cycle naturel des choses et cela n'a jamais rien donné de bon.


Le vieil assassin savait parfaitement qu'il s'attaquait sûrement à des idées de l'inconnu qui frisaient avec la foi aveugle. Il s'attendait donc tranquillement à se faire mettre en boite par quelqu'un qui jurait par tout ses dieux, que lui Hjalmar, n'avait rien comprit. Ils étaient très drôle ces gens là, surtout quand ils avaient tous des idées différente de "la seule manière de bien honoré un dieu". Quelque part Hjalmar n'attendait que de se faire agresser pour pouvoir poignarder l'inconnu la conscience tranquille. ça serait certainement la meilleure chose qui lui était arrivé depuis des mois, et une bonne chose pour Eyland en prime. Certes cela ne changerait pas grand chose à sa vie, mais au moins ça le défoulerait. A cette seule pensée il ne pût s'empêcher de dire avec un rictus sadique:


-Courage, vous avez sauvé quelques primevères, plus que quelques milliers et vous êtes bon.

Quoi qu'à bien y réfléchir, il ne savait même pas si un tel homme pouvait comprendre des idées étrangères aux siennes.
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Johannes Erlandsen


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MessageSujet: Re: Le chant des choucas. / Libre   Sam 25 Mar - 19:00









le chant des choucas

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Tu aurais pu sursauter, mais non. Tu ne l’as pas fait. Tu n’allais pas faire semblant d’être surpris alors que tu l’avais entendu arriver. Tu te contentes simplement de te relever en te tournant légèrement pour regarder ton vis-à-vis. Tu as toujours ton bocal dans tes mains et tu sembles un peu plus protecteur envers lui – tes mains se sont légèrement resserrées et tes coudes refermés. Tu n’es pas loin de tenir ce bocal contre ta cage thoracique comme une mère protège son enfant.
Ton interlocuteur, et c’est rarement que ça t’arrive, tu n’as déjà plus envie de l’écouter. Tu fais la moue, et l’espace d’un instant, tu renoues avec cette figure enfantine qui te correspond un peu trop bien. A part que tu ne baisses pas le regard une seule seconde, tu continues de fixer l’intrus dans le blanc de l’œil. Parce que là où tu en as deux, lui n’en a qu’un. Et tu gardes la même expression boudeuse.
Hannes, tu as parfaitement l’air d’un enfant.

« Je n’empêche absolument rien. Elles mourront de toute façon, comme toutes les autres, dès que la saison sera passée. Elles mourront toutes, point final. »

Mais il y a encore ce contraste entre l’expression de ton visage et le discours que tu tiens. Quiconque y regarde d’assez près se rendra compte que ton regard a perdu tout ce qu’il avait d’enfantin quelques secondes plus tôt. Tu n’empêches rien du tout, c’est la nature qui a le dernier mot. Idunn t’a fait cadeau d’un don précieux que tu estimes et que tu aimes énormément, parce que tu aimes les plantes. Idunn t’a donné le pouvoir de faire pousser n’importe quelle plante n’importe où. Dans un bocal. Dans une terre qui ne lui convient pas. Tu peux faire foule d’autres choses avec ces plantes et tu sais parfaitement que tu peux les faire pousser hors-saison pour peu que tu aies des racines sur toi.
Mais c’est aussi Idunn qui décide si les primevères ont le droit de continuer de décorer le tapis de la forêt une fois le début du printemps passé, et si Idunn a décidé que non, alors tu n’essaieras pas de jouer les contrevenants.

« Vous pouvez parler, mais vous, que faites-vous ? Rien, voilà. Vous vous contentez de passer, peut-être que vous les trouvez jolies, mais vous ne faites rien. Tout au plus, si, vous leur marchez dessus parce que vous ne regardez jamais où vous mettez les pieds. Pour vous les fleurs sont inutiles jusqu’à ce qu’elles puissent vous sauver la vie. »

Hannes, tu vas encore t’attirer des ennuis. Mais ça t’est égal. Tu gardes le bocal contre toi, tu ne recules pas – tu recules rarement avant le dernier moment. Tu ne recules pas, mais tu n’avances pas non plus. Tu restes totalement statique à fixer cet homme, ce borgne, avec une certaine hargne logée au fond des yeux.
Le pire, c’est que tu ne le détestes pas. Pas encore. Non, tu es juste vexé. Plus pour les primevères que pour toi-même, d’ailleurs.

« Vous ne savez même pas ce que je fais avec. Vous êtes juste passé là. Et après, vous avez décidé que ce serait toujours distrayant de venir me dire ce que je dois faire ou ne pas faire ? Je crois qu’en matière de plantes, je le sais un peu mieux que vous, ce que je dois faire ! Si vous n’aimez pas les primevères, rien ne vous empêche de continuer de les piétiner et de les ignorer, elles reviendront de toute façon comme tous les ans, qu’on leur marche dessus ou pas. »

Tu oserais presque dire qu’avec son œil en moins, il n’a pas tellement besoin d’œillères pour se voiler la face, mais tu as rapidement le temps de méditer la question et de te rendre compte que tu l’as sans doute déjà suffisamment énervé. N’en rajoute pas, Hannes. Ça vaut mieux.
Tu en as déjà fait plus qu’assez.








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Hjalmar Thorbjörn


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MessageSujet: Re: Le chant des choucas. / Libre   Sam 8 Avr - 11:44

Le plan se déroulait comme prévu, le demeurer (parce que vu son comportement ça ne pouvait être que ça), c'était mis a l'accuser de pleins de choses qu'on avait dû lui reprocher maintes et maintes fois. Il fit sa propre défense tout seul comme un grand, en parlant de choses auxquels Hjalmar n'avait même pas penser. Si Hjalmar avait encore eut un cœur, il lui aurait prit la joue en lui disant que ça allait passer. Cependant le vieux, il n'était plus si sur que ça d'avoir un cœur, dans sa courte vie ça lui avait trop apporter de désavantages et pas tant d'avantages que ça. Certes me dirait vous, les personnes qui écoutent le plus leur cœur sont aussi les plus aimer. La belle affaire, c'est juste bon pour que quelqu'un s’insinue discrètement dans vos "connaissances" pour vous poignarder dans le dos. Encore mieux, qu'une d'entre elle soit prit en otage. Non, n'avoir pas de cœur c'est vraiment bien. Le pire c'était qu'il savait les paroles réconfortantes qu'on pouvait sortir dans ce genre de situations et qui faisaient toujours plus ou moins leur petit effet. Le vieil assassin n'en avait pas envie ce jour là... Oh ça lui arrivait de temps en temps, envers une personne qui était un peu moins abruti que les autres. Là, il avait envi de savoir ce que ça donnait d'être méchant avec ces gens là. La plupart du temps on était trop gentils avec les fanatiques. Sentiment qu'ils prenaient souvent pour de la sympathie... Là où il n'y avait que lâcheté.

-Tu vois mon petit, je peux t’appeler mon petit n'est-ce pas?


En vrai Hjalmar n'attendit pas la réponse du jeune homme et continua, il savait que cette dernière risquait d'être négative.


-Les fleurs sont certes jolies et sentent bon, mais après tout cela est calculé par Idunn, cela attire les insectes qui les aide a copulé. Chez les humains ce genre de métier existe mais ça n'a pas des termes très flatteur...


Bien qu'il sentait qu'il exagérait un peu, il continua.



-Je te rassure, si Idunn a voulu que les primevères soient résistantes à l'écrasement des pas c'est qu'il y a une bonne raison. Du coup je suis dans mon bon droit, puis comme leur beauté s'adresse pas à moi de toute façon je suis aussi dans mon bon droit de m'en moquait éperdument.


Il réfléchit quelques instants, il sentait qu'il y avait quelques chose a faire. Il décida d'essayer de calmer un petit peu le jeune homme... Peut-être justement à cause de ce doute qu'il remarqua au fond de ces yeux. Ou de l’aveu du jeune homme. Il commença donc a pensé, un truc vaguement sympas... à son grand étonnement.


-Cependant tu as raison, elles reviendront comme toutes les années... Car c'est résistant... Il doit en falloir pour être une plante. Hum, Qu'est-ce que tu fais du coup?


Il fallait bien le dire, le vieil assassin avait eut du mal a sortir quelques chose de sympas, cela faisait des années qu'il avait arrêté de charmer ces victimes lors des missions. Lorsque celles-ci étaient devenues de plus en plus rare et qu'on lui avait foutu toutes une bande de mioches dans les pattes.
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Johannes Erlandsen


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MessageSujet: Re: Le chant des choucas. / Libre   Mer 10 Mai - 16:56









le chant des choucas

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Tu vois, Hannes, le problème avec toi, c’est que tu es borné. Peut-être pas plus que la moyenne, mais suffisamment pour que ça devienne vite pénible pour les autres et que les choses aient une certaine tendance à dégénérer. Ce n’est pas tant que tu ne sais pas quand abandonner la partie et reculer, c’est juste que tu n’en as pas envie, que tu refuses de faciliter la vie des autres, tu refuses de leur faire le plaisir d’abandonner, et c’est précisément ce qu’il se passe maintenant avec cet homme, ce parfait inconnu.
N’importe qui de sensé aurait laissé tomber et tourné les talons avec un vague haussement d’épaules. N’importe qui de sensé aurait fait demi-tour et installé le plus de distance possible avec cette personne en l’ignorant. N’importe qui de sensé, mais pas toi. Premièrement parce que tu es assez loin d’être une personne sensée. Ensuite parce que, oui, tu refuses de lui faire le plaisir d’abandonner le premier.

Tu sais à peu de choses près le genre de personne que tu as en face de toi.
Le genre borné. Comme toi. Avec une histoire de territoire et d’expérience, l’homme en face de toi, tu en mettrais ta main au feu comme tu l’as déjà fait lors du rituel, est du genre à placer sa fierté là où les autres ont fait preuve de bon sens, il est de ces hommes à traiter de lâches ceux qui préfèrent garder leur tête sur les épaules.
Et toi, tu refuses de lui accorder ce plaisir, parce que sinon, tu ne serais pas Hannes.

« Idunn, hein… Vous pouvez parler. Vous n’y connaissez rien. N’essayez pas de me dire ce que Idunn a voulu faire, ce n’est certainement pas vers vous qu’elle est venue. »

Du reste, tu t’en fous. Mais tu détestes que les gens viennent te faire la leçon sur des choses qu’ils ne connaissent pas. Dans le cas présent, tu estimes tout de même être plus calé en plantes que l’homme en face de toi, et ce n’est pas une histoire de quelconque fierté héritée du paternel ; pourtant, ce ne serait absolument pas faux.
Loin de là, même.
Tu n’as pas lâché ton bocal, pas plus que tu n’as avancé ou reculé. Quant à savoir ce que tu fais, tu n’es vraiment pas sûr de vouloir lui dire. Tu continues de le fixer avec la même hargne au fond de tes yeux aux nuances orageuses. Tes doigts pianotent machinalement sur la paroi du bocal, émettant un petit bruissement mat, mais à part ça, rien ne change dans ton attitude. Tu ne jettes même pas un regard à ces primevères qui se tiennent comme si elles n’avaient jamais été sorties de leur sol nourricier une seule seconde.

« Ça ne vous regarde pas. Et ça ne vous intéresse pas, alors pourquoi est-ce que je vous le dirais ? »

Tu peux dire d’assez loin que ça ne l’intéresse pas. Il n’a aucun intérêt pour les plantes, ou alors, il le cache bien. Finalement, tu refermes le bocal d’un coup sec, le couvercle claque. Mais tu le gardes dans tes mains, et tu ne bouges toujours pas.

« Je ne vous le dirai pas, un point c’est tout. Curiosité ou pas, je m’en moque. Vous n’avez sans doute aucun intérêt pour autre chose que vous-même, je ne vais pas m’évertuer à essayer de vous expliquer des choses qui n’ont aucun sens ni aucun attrait pour vous, encore moins pour que vous me coupiez pour me dire que ça ne sert à rien, que je perturbe je ne sais quel équilibre que vous avez inventé juste pour le plaisir de pouvoir me faire comprendre à quel point je suis inutile à vos yeux. Ça m’est égal. Je peux bien le rester, ça m’est égal. Je ne vous ai rien demandé, de toute façon. »







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